Voici le message de la Présidente du SEDLJ-CSQ tel que lu lors de la scéance des Commissaires du 15 novembre dernier...
Message aux membres du Conseil des Commissaires
Séance des Commissaires du 15 novembre 2011
Bonsoir,
Je me présente à vous ce soir afin de vous sensibiliser ce que le vécu du personnel enseignant suite aux différentes prises de positions politiques sur les commissions scolaires du Québec et plus directement, suite à ce que nous avons lu et entendu sur la Commission scolaire De La Jonquière dont vous êtes les représentants.
D’abord je vous rappelle la proposition de la ministre de l’éducation, Line Beauchamp aux membres du conseil général du Parti Libéral du Québec en octobre dernier : « Réviser les mandats et les responsabilités des commissions scolaires de manière à réaliser des économies annuelles de 100 millions de dollars par année pendant trois ans dans la bureaucratie ». Cette proposition impliquait entre autres, plus de pouvoirs donnés aux directions d’école et en plus, que les écoles seraient financées selon leur performance.
Tout comme vous, nous, de la Centrale des syndicats du Québec, nous sommes sentis soulagés que cette proposition n’ait pas obtenu l’aval des membres du Parti Libéral du Québec. Mais ATTENTION! Dans les minutes qui ont suivi ce refus, la ministre a déclaré que la proposition serait revue pour mieux tenir compte des particularités de chaque commission scolaire. Il est donc clair qu’elle ne renoncera pas à cette folie!
Quand la ministre parle de la « bureaucratie », de qui parle-t-elle? De celles et ceux qui aident les enseignants dans le développement de leurs approches pédagogiques? De celles et ceux qui s’assurent que l’informatique fonctionne bien et répond aux besoins des élèves? Des gens qui s’assurent d’une juste répartition des services aux élèves et du développement de ces services? Des personnes qui s’occupent de l’entretien des bâtisses pour le confort et la sécurité de nos enfants? Comme syndicat, nous avons la certitude que même si la ministre prétend que les services aux élèves ne sont pas censés être touchés, ils le seront, d’une façon ou d’une autre.
Laisser miroiter l’idée que les commissions scolaires ne sont que des structures bureaucratiques relève d’une mesquinerie indigne d’une ministre de l’éducation. Comme syndicat, nous ne sommes pas toujours en accord avec certaines décisions des commissions scolaires, mais nous croyons que cette structure favorise une meilleure répartition des services aux élèves, évite que les écoles les plus performantes soient les mieux nanties en services et en financement, permet que les élèves des écoles éloignées ne soient pas comme ceux de nos écoles de rang des années 50 et surtout que tous les élèves aient des conditions de réussite les plus égales possibles et auxquels ils ont droit!
Quoi faire face à ces attaques qui, n’en doutons pas, reviendront sous une forme ou sous une autre. Commençons par en parler dans notre milieu de travail, dans notre famille, avec nos amis et avec tous ceux qui peuvent avoir une idée erronée de la gravité de ces coupures. D’ici quelques mois, notre centrale syndicale, la CSQ, proposera des moyens d’action pour contrer ces attaques à nos services et conséquemment à nos élèves. Il nous faudra, à vous comme à nous, faire en sorte de s’impliquer personnellement dans cette défense.
En terminant, je sais que vous aurez à vous positionner concernant l’avenir de la Commission scolaire De La Jonquière au cours des prochaines semaines. Les décisions que vous prendrez auront certainement des impacts sur nos structures et nos conditions de travail. Si le statut quo n’est plus possible, encore faut-il éviter de chambouler la culture et la structure d’organisations qui permettent une juste répartition des ressources et l’égalité des chances et ce, sous prétexte de faire des économies de bout de chandelles…
Nicole Émond, présidente
Syndicat de l’enseignement De La Jonquière - CSQ







